Mois de l'histoire des Noirs : Célébration du travail des avocats en Afrique subsaharienne

Litiges en Afrique subsaharienne

À l'occasion du Mois de l'histoire des Noirs, nous mettons en lumière le travail des avocats en Afrique subsaharienne qui œuvrent à l'élaboration de normes en matière de liberté d'expression. Des progrès considérables ont été réalisés ces dernières années grâce aux efforts conjugués des avocats et de la société civile pour améliorer ces normes par le biais de procédures judiciaires.

Un nombre croissant d'avocats plaideurs rendent ces victoires possibles. En s'appuyant sur les tribunaux nationaux, régionaux et continentaux, ils parviennent à promouvoir et à protéger la liberté d'expression, tant hors ligne qu'en ligne. Cet article présente quelques exemples probants d'avocats qui s'attaquent de front à ces problématiques.

Défense des droits numériques au Nigéria

Le Initiative des avocats spécialisés en droits numériques (DRLI), une organisation de défense des droits numériques dirigée par des avocats au Nigéria, a a plaidé dans plus de 50 affaires relatives aux droits numériques Depuis 2019, le président de DRLI, Me Olumide Babalola, a obtenu gain de cause devant la Cour de justice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) contre certaines dispositions de la loi nigériane sur la cybercriminalité. La Cour a jugé que le texte de loi manquait de précision, laissant ainsi aux autorités la liberté d'interpréter les formes d'expression considérées comme légitimes.

Contester la criminalisation des journalistes en Gambie

Noah Ajare, PDG d'African Rights Watch, ont représenté quatre journalistes gambiens exilés Dans l'affaire « FAJ et autres c. Gambie » de 2015, la Cour de justice de la CEDEAO a rendu un arrêt historique le 14 février 2018. Elle a conclu que les autorités gambiennes avaient violé les droits des journalistes en instaurant des lois criminalisant la liberté d'expression.

Développement de contentieux stratégiques concernant les coupures et les blocages d'Internet

Mojirayo Ogunlana-Nkanga, avocat nigérian et défenseur des droits humains, est actuellement contestation des coupures d'internet en Guinée Devant la Cour de justice de la CEDEAO, au nom de quatre requérants, le gouvernement a coupé l'accès à Internet dans tout le pays en mars 2020, puis de nouveau en octobre 2020. Il convient de noter que ces coupures sont intervenues à des moments critiques pour la démocratie guinéenne. Ce même mois, des millions de personnes se sont rendues aux urnes pour voter lors d'un référendum constitutionnel. Le résultat devait déterminer si le président Alpha Condé pouvait briguer un troisième mandat. Puis, en octobre 2020, la Guinée a tenu son élection présidentielle.

De plus, elle est elle représente également 5 ONG, dont Paradigm Initiative, et quatre journalistes. Devant la Cour de justice de la CEDEAO, suite à l'interdiction de Twitter par le gouvernement nigérian le 4 juin 2021, l'affaire a été portée devant la Cour. Cette interdiction faisait suite à la décision de Twitter de supprimer une publication du président Buhari le 2 juin 2021, pour violation de son règlement relatif aux « comportements abusifs ». Le gouvernement a également émis une directive menaçant de poursuites toute personne utilisant Twitter.

Protection de la confidentialité des données au Kenya

Enfin, des Miséricorde Mutemi Avocate et rédactrice législative au Kenya, elle a entrepris des actions en justice stratégiques sans précédent pour promouvoir les droits numériques. Elle conteste actuellement la constitutionnalité de la loi sur la cybercriminalité et l'utilisation abusive des ordinateurs. Par ailleurs, elle s'oppose au déploiement de l'enregistrement biométrique dans le cadre du Huduma Namba et à l'installation de logiciels de surveillance sur les téléphones portables.

Droits numériques

Malgré ces succès, l'espace civique s'est réduit dans de nombreux pays africains au cours des cinq dernières années. La pandémie de COVID-19 n'a fait qu'accélérer cette tendance. Les technologies numériques sont devenues essentielles, la quasi-totalité de notre vie se déroulant désormais en ligne. Internet connecte les communautés, permet l'accès à l'enseignement et aux soins de santé virtuels et contribue à endiguer la propagation des infections. Le travail des juristes qui contestent les lois restreignant la liberté d'expression sur le continent est plus important que jamais.

Pour en savoir plus sur le travail des avocats en Afrique subsaharienne durant ce Mois de l'histoire des Noirs, vous pouvez lire nos entretiens avec Cathy AniteMichelle MwiingaLouis GitinywaMiséricorde MutemiTony Kirabira, Éboulement de Gosego Lekgowe surélevées que pour les Salomon Okedara.

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