Media Defence a introduit une intervention tierce devant la CEDH dans l'affaire Kabtane contre la France.
Le requérant dans cette affaire allègue une violation de son article 8 Les droits conventionnels sont en jeu car l'auteur du message publié sur les réseaux sociaux contenant des propos haineux présumés a échappé à une condamnation pénale. Les observations écrites de Media Defence abordent les préoccupations liées à une application plus large du droit pénal. article 10 L’association défend les droits de l’homme et soutient que le champ d’application de la liberté d’expression que l’État peut être amené à restreindre par le biais du droit pénal est limité. Dans ses observations écrites, elle expose les critères que la Cour européenne des droits de l’homme devrait, selon elle, appliquer pour déterminer si certaines formes de discours de haine justifient une réponse pénale au titre de la Convention, notamment lorsqu’il existe d’autres moyens non pénaux d’imposer des restrictions.
Premièrement, les observations écrites exposent et analysent le cadre juridique international relatif aux discours de haine et à la liberté d'expression, et affirment que ce cadre constitue un outil juridique approprié pour déterminer si une forme particulière de discours de haine atteint un seuil suffisamment élevé pour relever du droit pénal. Elles soulignent ensuite les dangers inhérents à l'extension du champ d'application du droit pénal aux formes d'expression extrêmes en l'absence de critères cohérents et prévisibles. Enfin, les observations abordent l'impact de l'incertitude quant à la criminalisation de la parole, et de son effet dissuasif, sur le débat public dans une société démocratique.
Les soumissions écrites peuvent être trouvées ici.
L'exposé des faits est ici.
Pour plus d'informations, veuillez contacter le directeur juridique de Media Defence, Pádraig Hughes, à l'adresse suivante : padraig.hughes@mediadefence.org.