La journaliste d'investigation française a dû faire face à des années de poursuites judiciaires suite à la publication des « Egypt Papers », une enquête qui a révélé une opération secrète des services de renseignement français en Égypte et a mis en cause la complicité française dans des frappes aériennes qui ont tué des centaines de civils, pour le média indépendant Disclose.
La cour d'appel de Paris a ordonné la réouverture de l'enquête concernant Ariane Lavrilleux à la demande du parquet de Paris. Bien que cette dernière ait été blanchie de toutes les charges en octobre 2025, cette nouvelle évolution pourrait entraîner une mise en examen de la journaliste d'investigation ainsi que l'interrogatoire d'autres personnes ayant contribué à l'enquête sur les « Egypt Papers », pour laquelle elle avait été placée en détention.
Réagissant à l'arrêt de la cour d'appel de Paris et interrogé par RSF, Lavrilleux a déclaré : « La surveillance absurde, les policiers qui filaient Disclose… Je pensais que tout cela était derrière nous. Mais le harcèlement continue et s'intensifie. Mes collègues risquent désormais de vivre ce que j'ai vécu. Cette nouvelle chasse aux sources vise à intimider quiconque cherche à publier des informations d'intérêt public sur des questions militaires ou de sécurité nationale. Les cas comme le mien pourraient se multiplier, et de nombreux autres journalistes et lanceurs d'alerte pourraient être victimes de harcèlement. Nous devons continuer à nous mobiliser et nous restons déterminés à poursuivre nos investigations. »
Lisez le récit de son affaire et des « Egypt Papers ». ici.