Des années après que les médias français, allemands et anglais ont révélé que le monarque régnant de Monaco, le prince Albert II, avait un enfant illégitime, l'Initiative de défense juridique des médias est intervenue dans l'affaire judiciaire qui a été portée devant la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l'homme.
L'affaire a débuté lorsque la mère de l'enfant a accordé des interviews aux médias, déclarant qu'elle vivait dans l'appartement parisien du prince et qu'elle recevait une pension alimentaire de sa part. Les médias français, allemands et anglais ont publié ces interviews, accompagnées de photographies montrant l'enfant et le prince Albert. Ce dernier a porté plainte pour atteinte à la vie privée, avant de se rétracter. reconnu que l'enfant était bien le sien.
L'affaire a été renvoyée devant la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l'homme à la demande du gouvernement français. Une des chambres inférieures de la Cour s'est déjà saisie. tenue que l'octroi de dommages et intérêts par un tribunal français pour atteinte à la vie privée a porté atteinte au droit à la liberté d'expression. Paris Match, l'un des magazines qui a publié l'interview.
La Grande Chambre examinera l'affaire le 15 avril 2015. Son arrêt devrait établir une nouvelle norme en matière de droit à la vie privée et de médias au regard du droit européen des droits de l'homme.
Les propositions de MLDI, qui ont été approuvées par The New York Times, The Guardian, Reuters, Médias du NRC et Le Quotidien MadeIl convient de souligner que la mère de l'enfant s'est exprimée volontairement dans les médias et que l'enfant a le droit d'affirmer son existence et de faire reconnaître son identité. Le droit à la vie privée du prince Albert ne saurait prévaloir sur ce droit, d'autant plus qu'en sa qualité de monarque régnant de Monaco, il confère à cette affaire une dimension d'intérêt public considérable.
MLDI remercie Conor McCarthy qui ont rédigé nos soumissions (qui peuvent être téléchargées ci-dessous), et à Betto Seraglini, Boekx Advocaten, Prof. Dr. Roger Mann et Prof. Dr. Dirk Voorhoof pour leur contribution.
Fichiers joints :
Intervention MLDI.pdf