Le 8 mai, le Conseil constitutionnel du Cameroun commencera à examiner une affaire contestant la décision du gouvernement de fermer le Internet hors service dans le sud-ouest et le nord-ouest du paysL’accès à Internet a été coupé le 18 janvier suite aux manifestations contre l’arrestation de dirigeants de la société civile qui résistaient aux efforts du gouvernement pour imposer les systèmes juridique et éducatif francophones dans ces régions majoritairement anglophones.
L'affaire portée devant les tribunaux souligne que des communications internet ouvertes et accessibles sont essentielles à la garantie du droit à la liberté d'expression. Toute perturbation des services en ligne, que ce soit par le blocage de sites web ou par des coupures d'internet, constitue une violation grave de ce droit fondamental. Le gouvernement camerounais est tenu, en vertu de ses obligations juridiques nationales et internationales, de protéger la liberté d'expression, notamment en veillant à ce qu'elle demeure accessible et que chacun puisse l'exercer librement et sans entrave.
Le 20 avril, quelques heures après le dépôt du recours constitutionnel par Veritas Law, avec l'assistance de Media Defence, auprès du Conseil constitutionnel, Internet était Le système a été remis en marche suite à un ordre du président du Cameroun.La panne d'électricité a duré 93 jours. Durant toute cette période, la vie des habitants de la région a été gravement affectée. Sur le plan économique, les organisations de défense des droits humains estiment que cette panne a eu un impact considérable. cela a coûté environ 1.4 million de dollars au Cameroun.Le coût social, culturel, sanitaire et éducatif a également été élevé. Bien qu'Internet soit désormais rétabli, rien ne garantit que le gouvernement ne le coupera pas à nouveau. Le recours constitutionnel a été introduit pour contraindre le gouvernement à rétablir Internet et pour permettre au Conseil constitutionnel d'empêcher toute nouvelle coupure.