Media Defence a introduit une intervention tierce devant la Cour européenne des droits de l'homme (« CEDH ») dans l'affaire de Association des jeunes avocats de Géorgie et autres contre la Géorgie. Cette affaire porte sur la contestation de la loi relative à la transparence en matière d'influence étrangère, qui impose aux ONG, aux médias (presse écrite et audiovisuelle) percevant un certain pourcentage de leurs revenus annuels d'une « puissance étrangère » de s'enregistrer auprès du ministère de la Justice. Ce faisant, ils sont qualifiés d'« organisations poursuivant les intérêts d'une puissance étrangère ». De plus, les entités enregistrées seront soumises à des obligations de déclaration exhaustives et à un contrôle très intrusif de la part des autorités.
L’intervention de Media Defence porte sur l’impact des lois de type « agent étranger » sur les droits des journalistes et des médias garantis par l’article 10 dans d’autres juridictions. Elle souligne les conséquences de ces lois sur la presse et examine les facteurs à prendre en compte pour déterminer le statut de victime lorsque ces lois n’ont pas encore été appliquées aux journalistes et aux médias. Elle met également en lumière le rôle central de la discrimination dans l’application de ces lois par les autorités étatiques et exhorte la Cour européenne des droits de l’homme à examiner cette affaire au regard de l’article 14.
Vous pouvez lire notre intervention ici : GYLA et autres c. Géorgie (App. n° 31069-24) TPI.
Pour plus d'informations, veuillez contacter le directeur juridique de Media Defence, Pádraig Hughes, à l'adresse suivante : padraig.hughes@mediadefence.org.