La Cour de justice de la CEDEAO a joint quatre affaires, dont une déposée par Media Defence au nom de neuf requérants, contestant l'interdiction de Twitter au Nigéria, et a ajourné l'affaire au 29 septembre 2021.
L'organisation Media Defence et l'avocate nigériane Mojirayo Ogunlana Nkanga ont déposé une requête auprès de la Cour de justice de la CEDEAO au nom de cinq ONG, dont Paradigm Initiative, et de quatre journalistes, suite à l'interdiction de Twitter par le gouvernement nigérian le 4 juin 2021. Cette interdiction faisait suite à la décision de Twitter de supprimer une publication du président Buhari le 2 juin 2021, jugée contraire à son règlement relatif aux « comportements abusifs ». Le gouvernement a également publié une directive menaçant de poursuites toute personne utilisant Twitter.
Le 22 juin 2021, suite à une demande de mesures conservatoires, la Cour de justice de la CEDEAO a ordonné au gouvernement nigérian de s'abstenir d'imposer des sanctions aux citoyens nigérians utilisant Twitter et d'autres plateformes de médias sociaux. Cette ordonnance a été prorogée jusqu'au 29 septembre 2021, date à laquelle la Cour de justice de la CEDEAO examinera les arguments de fond contestant l'interdiction.
Twitter jouit d'une immense popularité au Nigéria. Utilisé pour échanger des points de vue et partager des informations, il est essentiel au fonctionnement des ONG et des journalistes. La pandémie de COVID-19 a amplifié son importance. La requête de Media Defence soutient que l'interdiction actuelle de Twitter viole la liberté d'expression des requérants et contribue à un profond effet dissuasif sur la liberté de la presse et des médias dans le pays.
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